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[La Plaine] Quotidiens, manœuvres militaires et protection du territoire

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MessageSujet: [La Plaine] Quotidiens, manœuvres militaires et protection du territoire Lun 2 Juil - 8:23
La Plaine - 267
Une formalité musclée

Ce n'était pas le fief tel qu'on le connaissait que révéla l'aube par un matin étonnamment froid pour la saison. Un contraste de cohérence et de tumulte nuancait la cour intérieure de la place forte alors que les hommes d'armes de lieux affûtaient lames et harnachaient chevaux.

Déjà à cheval, lance sanglée au dos, le Commandant des armées de l'endroit suivait l'organisation avec intérêt, ne fournissant indications qu'au Capitaine de la cavalerie de La Plaine, Benedict de Mortagne, qui tonnait ensuite les ordres d'une voix autoritaire et intransigeante. Le lancier s'était rapidement lié d'amitié avec le vieux cavalier natif de la Plaine, qui avait su voir en Seikh davantage qu'un khazar au passé de mercenaire sibyllin. Seikh en avait d'ailleurs pris le fils, Simeon, comme Écuyer.


« Soixante-neuf cavaliers, onze archers montés et deux mages, Ser Ardynn. » présenta pour constat Benedict à son Commandant, le torse bombé comme à chaque fois que le fief, calme d'ordinaire, s'investissait dans un semblant d'exercice militaire.

« Je n'ai pas souvenir d'avoir sollicité la présence de nos thaumaturges, Benedict ? » interrogea le Khazar en tournant la tête vers celui qui chevauchait à sa senestre.

« Une petite initiative de ma part, Commandant. J'estime qu'il est de bon jugement de se parer de ces soigneurs et de leurs mysticismes histoire d'éviter quelques pertes inutiles. » s'empressa de préciser le Capitaine en adressant à son fils une œillade qui le trahit.

Les mages étaient déjà d'une éminente rareté et ceux qui se plaisaient à l'idée de servir le fief de la Plaine, davantage réputé pour sa cavalerie que pour ses pratiquants de l'art des arcanes, l'étaient encore plus. De mettre en péril la vie de ces deux sorciers pour une mission aussi peu périlleuse qu'une offensive modérée contre le camp des gobelins localisé au sud du fief relevait davantage de l'insouciance que de la prudence. Le Chevalier de la Plaine serait probablement fortement réprimandé d'avoir cautionné la décision, mais celui qu'on avait, au nord, affectueusement surnommé la Lance du sud ne savait que trop bien qu'il n'était pas envisageable de tenter de convaincre le père qu'était Benedict de ne pas prendre quelques mesures de sécurité supplémentaires pour la première charge militaire de son fils Simeon.

Ainsi, la cohorte, étendards bien haut-tenus, se tint fièrement devant les murailles de la Plaine. Ils saluèrent glorieusement le fieffé Rothstein et sa dame, deux silhouettes perchés au sommet du plus haut balcon des lieux, avant de prendre galop vers le camp des gobelins.

L'objectif ? Délester le fief de la pression exercée par cet ennemi dont la proximité tenait l'armée de la Plaine échec constant; impossible pour l'armée de quitter l'endroit, le rendant vulnérable à une attaque de ces gobelins.

Et c'est ainsi que Ser Seikh Ardynn, chevauchant au coeur du déploiement du Seigneur Rothstein, fils de Mortagne à la dextre et père à la senestre, disparut à l'horizon au son des sabots et des chevaux haletants.

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Ser Seikh Ardynn, Chevalier aux couleurs de la Maison Rothstein
Commandant des armées de La Plaine
dit Fayth, la Lance du sud



Dernière édition par Fayth le Jeu 5 Juil - 5:36, édité 1 fois
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Seikh Ardynn


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MessageSujet: Re: [La Plaine] Quotidiens, manœuvres militaires et protection du territoire Mer 4 Juil - 21:30
Non loin des époux Rothstein, en retrait sur le balcon, Annabelle portait le jeune héritier dans ses bras délicats. Au départ de la petite troupe, elle attrapa avec douceur le poignet du bambin pour le faire saluer le Commandant, amusée.

« Souhaitez bon courage au Ser Ardynn, Sire Edouard. »

Et le bébé joufflu se mit à rire faiblement, se prenant au jeu du salut, rassuré par la voix calme et joyeuse de sa gouvernante. Les nobles parents offrirent attentions et baisers à leur progéniture avant de saluer la brunette et de partir vaquer à leur responsabilités d’Etat.

La tutrice appela une domestique et un soldat. Il était temps de profiter du soleil du matin, malgré la fraîcheur. Elle habillerait le futur seigneur de laines bien chaudes. La nécessité exigeait les plus grandes précautions afin qu’il ne tombe pas malade d’un coup de froid. Ils allèrent égarer leurs pas dans les jardins du Fief et la demoiselle Marigny inspectait les légumes bons pour la récolte, indiquant à la servante de cueillir ceux dont les valeurs nutritives étaient de saison. La cuisine préparera donc de la panade de ces ingrédients frais.

On pouvait observer une synergie émouvante entre le bébé au sang bleu et l’érudite qui en prenait soin. Quelques semaines étaient passées maintenant depuis son entrée en fonction et le jeune Edouard avait pris l’habitude de l’odeur florale d’Annabelle, du son de sa voix, de la chaleur de ses bras.

Elle participait grandement à son éveil, en lui improvisant des jeux d’esprit adaptés à son âge. Un menuisier du fief avait ainsi taillé des pièces à formes géométriques variées qui eurent un succès écrasant auprès du Sire. Mais la gouvernante lui apprenait également des chansons et l’encourageait à prononcer quelques pénibles mots, comme Père, Mère et des noms d’objets divers qu’il pourrait utiliser pour exprimer ses besoins. Evidemment, elle lui ménageait d’importants moments de répit où il n’était pas sollicité, pour des siestes méritées dont le sommeil permettrait la croissance du corps et le repos des pensées.

Et durant ces moments de tranquillité, elle veillait non loin de lui, en écrivant ou en lisant.


« -Voici votre thé, Mademoiselle Annabelle, lui présenta la cuisinière. Le liquide encore fumant dormait dans une tasse de porcelaine fêlée. La belle vaisselle étant réservée à la tablée des époux Rothstein. Elle remercia la domestique d’un sourire naturel. - J’sais pas si vous vouliez du sucre, par contre ?
-Non, merci Edith. Un peu de miel, toutefois.
-Je m’en occupe tout de suite, déclara la bonne femme en jetant une œillade au petit lit où dormait Edouard, attendrie. -Il dort bien le ptiot Sire ! s’exclama-t-elle tout doucement pour ne pas le réveiller.
-C’est signe de bonne santé. Les enfants ont tendance à avoir des cycles de sommeil plus longs et prolifiques que les adultes, expliqua gentiment Annabelle.
-Vous en savez des choses, Mademoiselle Annabelle ! Moi les miens, ils refusent de dormir ! Trop excités par un rien.
-Vraiment ? Que leur donnez-vous à manger ? Et se dépensent-ils assez dans la journée ? La dépense n’est pas forcément physique, mais mentale également.
-Pour sûr qu’ils courent souvent et ne font que chiper des pâtisseries aux cuisines. Ils s’ennuient, vous savez.
-Quand le Sire Edouard est avec Dame Rothstein, apportez-moi vos enfants, il me fera un plaisir de m’occuper d’eux, Edith, proposa Anna avec un sourire bienveillant, tournant une page de son livre.
-Voyons, Mademoiselle Annabelle ! J’pourrais pas vous payer pour ça et votre temp bah…
-C’est correct, la rassura-t-elle, si cela peut vous aider à être plus reposée et à mieux servir le Seigneur et sa Dame, je le fais de bon cœur. »

Ainsi se clôtura la discussion ce jour-là. La demoiselle Marigny était visiblement bien intégrée à la domesticité des Rothstein, s’octroyant par son naturel positif et doux, la sympathie des soldats, comme des domestiques. Edouard se réveilla quelques instants plus tard, en pleurs. Sans doute un mauvais cauchemar et elle eut vit fait de l’apaiser par des mots simples mais sensés, le berçant contre elle avec tendresse.

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Annabelle Marigny


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MessageSujet: Re: [La Plaine] Quotidiens, manœuvres militaires et protection du territoire Jeu 5 Juil - 6:09
Rôles inversés
Quand l'écuyer sert les leçons...

C'est au termes d'une expédition de quatre jours, alors que l'astre solaire culminait à son zénith, que la cohorte revint à la Plaine.

On comptait un cavalier, deux archers et quatre chevaux en moins. Un bilan favorable quand on considérait, maintenant que cet ennemi dont le campement était en périphérie directe du fief, que l'armée de la Plaine disposait désormais d'une liberté temporairement renouvelée. Le Seigneur Rothstein pouvait maintenant mener quelque campagne que ce soit, aussi loin qu'il le voulut et ce, sans avoir à craindre de laisser son fief vulnérable à une offensive gobeline.

Le jeune Ecuyer, Simeon de Mortagne, qui chevauchait en tête avec son père et son mentor, articula son impression avec tout le zèle qu'on connaissait aux jeunes hommes qui venaient de vivre leurs premières campagnes...
« Une triomphe, Ser Ardynn ! Quel combat ! Et les mages... jamais je n'aurais cru que de tels prodiges possibles. »

« Un triomphe ? À quelques inconsolables veuves près, Damoiseau. Nous ferons mieux la prochaine fois. » siffla, sur un ton de voix mesuré qui ne confirmait ou n'infirmait quoi que ce soit, le Chevalier-commandant des Armées de la Plaine à son Ecuyer.

La remarque, qui eut légèrement refroidit l'ecuyer maintenant renfrogné, ne manqua pas de faire sourire le père. Benedict s'empressa d'ajouter...
« Tes faits d'armes seront chantés, mon fils. Tous se souviendront de l'incomparable contribution de l'illustre Simeon, qui eut achevé les blessés et fouillé les dépouilles avec une ardeur qu'on ne reconnait qu'aux héros de contes et légendes ! »

S'en suivirent les éclats de rires des quelques cavaliers qui, à proximité, avaient eu le privilège d'entendre les bouffonneries du Capitaine de la cavalerie. Le fils, sur un ton de voix feutré, grommela... « Les veuves comprendront... Ce n'est pas un sacrifice de quitter une pauvre vie dans laquelle on éprouve tant de difficultés pour appartenir aux Septs... »

Les mots, bien que rien n'y paru, surprirent le Khazar qui ne connaissant pas son Ecuyer si croyant. Il ne partageait pas sa ferveur, mais ne manqua pas de se rappeler que peu importe l'ampleur du sacrifice ; ce qui compte, c'est la grandeur du but que l'on s'assigne et que celui qui recherche l'aventure la rencontrera, à la mesure de son courage alors que celui qui cherche le sacrifice, sera sacrifié, à la mesure de sa pureté.

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MessageSujet: Re: [La Plaine] Quotidiens, manœuvres militaires et protection du territoire Mar 10 Juil - 4:45
Destriers & mantels d'argent
La Plaine en marche

Dans les quartiers du commandant...

« Seikh, tu ne peux pas me laisser ici ! C'est la première marche de la cavalerie depuis des des lustres ! » martela le vieux Benedict de Mortagne, poing contre table.

Assit, le commandant, qui avait pincé une pipe aux ornements Khazars entre ses dents, inspira longuement afin de mieux lui fournir explications, portées par un nuage de fumée aux arômes du sud...


« Notre Seigneur a été catégorique, Ben. Il eut enjoint que ce soit moi qui dirige la cohorte et ce, accompagné d'un seul Écuyer. Il est impératif que tu demeures en nos lieux afin d'assurer la sécurité du Sire Edouard lors des absences des Rothstein. Il ne délègue qu'une poignée de cavaliers pour le nord afin de ne pas inutilement épuiser les défenses de la Plaine en ces temps incertains. Bref, sa décision me semble éclairée, mais je te laisse le loisir d'aller le prévaloir de tes contre-indications... »

Le Capitaine ne savait qui trop bien qu'en la Plaine, argumenter avec le maître des lieux, juste mais intransigeant, relevait de la défiance lorsqu'on s'y prêtait sans raison valable. Le vieux cavalier, dont la raison finit par avoir primauté sur l'ambition, gromella simplement...


« Dans ce cas, fais-moi au moins la faveur d'emporter Bash avec toi. De mon fils, je ne veux ni qu'il ait un fait d'arme que je ne partage pas, ni qu'il meurt aux côtés d'un autre que moi ! » pour finalement se lever pour quitter le petit bureau avec empressement.

Fayth, qui voyait claire dans le jeu du vétéran, souri; on en voudrait pas à un père de vouloir garder son fils à portée, en ces temps sombres dont le sinistre mysticisme alimentait les histoires un peu partout en Centreterre. Une brume porteuse de morts-vivants, vraiment ?

Le commandant fit enquérir son nouvel écuyer, le prometteur Gabriel Bash.


« Ser ? » interrogea simplement l'Écuyer lorsqu'il se présenta à son maître. Le lancier, qui lui faisait dos pour mieux observer une carte de Valcoeur et de sa périphérie, tonna « Gabriel. Faites harnacher seize de nos meilleurs chevaux; ceux qui sont nourris d'orge. Assurez-vous que les cuisines préparent une pitance conséquente; autant que les bêtes sauront en porter. Je sélectionnais les cavaliers et vous êtes de cette campagne. Nous chevauchons à l'aube. »

Puis, à l'inévitable question qui s'en suivit, le khazar répondit...

« Nous quittons pour le Creusoir. »

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Seikh Ardynn


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MessageSujet: Re: [La Plaine] Quotidiens, manœuvres militaires et protection du territoire
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