RHYL : Serveur RP pour Ultima Online

Rhyl est un serveur gratuit et francophone dédié au jeu de rôle en ligne.
 

Partagez | 

Fragments oubliés

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageSujet: Fragments oubliés Mer 18 Avr - 17:49
Grand cru


Avez-vous entendu l’histoire de Kivan Vatarie? Il est né durant la première guerre contre le Khazar ou peut-être un peu avant, ou un peu après. Personne ne se rappel vraiment et le conflit qui nous sert ici de référence fut si court que l’on pourrait excuser le manque de rigueur d’un scribe qui, selon toute vraisemblance ne parlait pas la langue. Kivan a vraiment existé par contre. Nous savons qu’il a exister parce que le roi de Rhyl de l’époque le mentionne dans une série de lettre et que lorsque vous êtes roi, les gens ont tendance à conserver ce genre de chose pour la postérité ou un idéal similaire. Nous savons aussi qu’il était un vrai homme qui a vraiment vécu à ce moment précis de l’histoire, car son nom apparaît dans le census de l’Ouest parmis une série de prisonniers en attente de leur exécution, et que lorsque vous devenez suffisamment nuisible pour nécessiter d’en avertir la couronne, les gens ont tendance à se souvenir de vous.

Kivan a probablement vu le jour dans les Centreterres, fils illégitime d’une aristocrate sans importance qui s’occupait de lui avec un désintérêt marqué. Elle le battait, souvent. Elle le nourrissait avec beaucoup moins de régularité. Son père, qui n’était pas réellement son père, mais passons. Son père adoptif donc, le mari de sa mère biologique, le détestait avec une passion et faisait preuve d’une remarquable cruauté envers ce garçon qui n’était pas sien, mais passons, c’est une histoire trop triste et ça me brise le coeur. À 15 ans, Kivan quitta le domicile familiale et se rejoignit l’armée, espérant apprendre la discipline et la vertu, mais il apprit seulement à tuer et intimider. Il ne fut pas un soldat longtemps. Kivan était doué, ne vous méprenez pas et il aimait la vie militaire avec ses traditions et son rythme bien à elle, mais il aimait boire encore plus. Bouteille après bouteille, il tentait de remplir le trou laissé dans son âme par son enfance troublé et par les victimes de son service. Pourtant, il n’arrivait jamais à vraiment oublié, jamais pour longtemps, donc il buvait un peu plus chaque jour. Éventuellement, ses officiers ne pouvait plus le tolérer et on lui demanda poliment de rendre son équipement. Puis, moins poliment. Ensuite, un peu plus sévèrement. Finalement, ils cesssèrent de demander et le soldat Vatarie se retrouva en prison pour quelques années après avoir blessé son son capitaine et tué l’un des gardes ayant pris part à son arrêt.

À sa sorti, Kivan décida de faire ce que tant de gens dans sa situation décidaient de faire et prit le chemin des terres de l’Ouest où il trouva une multitude d’emploi, ne gardant aucun bien longtemps jusqu’à ce qu’un seigneur local le remarque et qu’une idée lui vienne en tête. Voyez-vous, ce seigneur, cet homme d’importance, ce noble qui contrôlait tant, avait un problème. Un problème qu’un autre homme comme Kivan Vatarie pouvait régler. Le Khazar, cette nation si étrangère à la sienne s’était mise en tête d’envoyer des troupes sur ses terres pour les piller. Pas seulement ses terres, mais le Seigneur n’avait que faire des terres de ses voisins. Et donc, Kivan fut payé une ronde somme, donné un groupe mercenaire et ordonné de mettre un village Khazar à feu et à sang.

Malheureusement pour lui, si le capitaine qu’il avait blessé quelques années plus tôt l’avait probablement oublié, son père, lui, se souvenait de lui et lorsque vous blessez le neveux du roi, parfois votre tête vaut plus que vos services. Donc, à son retour, malgré son succès, Kivan se retrouva en prison à nouveau, puis sur une estrade et finalement au bout d’une corde. C’est là la fin de sa vie, mais pas de son histoire, et donc, soyez patient et tenter de suivre tandis que je relate rapidement la suite de ce récit.

Ayant commis un crime contre un membre de la couronne, le sénéchal insista pour plante sa tête au bout d’un pique sur le rempart de la capitale. Alors, Kivan pris la route de Valecoeur à bord d’un tonneau de vinaigre afin de conserver sa pauvre carcasse le long du voyage. Arriver dans la cité, on le sortit de son navire de saumure et planta sa tête fièrement sur la muraille du château. Ça tête resta là pour un an. Sauf que, ce n’était pas ça tête, mais celle d’un autre criminelle qui avait partagé sa charrette. Le tragique héro de cette histoire avait été envoyé dans la réserve royale, oublié, mépris pour un tonneau d’alcool peut-être. On l’oublia pour un an ou une décennie. On l’oublia pour un demi-siècle et ensuite ceux qui avait oublié furent oublié au même.

Finalement, un jour, presque 120 ans plus tard, en nettoyant la réserve sur château, un servant plus zélé que la multitude qui l’avait précédé trouva un tonneau dans un coin perdu, tout au fond de la cave, un tonneau sans étiquette qui empestait le vinaigre et qui avait commencé à se calcifié. Quel ne fut pas sa surprise et celle de l’intendante lorsqu’on découvrit un cadavre parfaitement conservé à l’intérieur. Il fallut 20 ans de découvrir son identité.

Je pourrais finir cette histoire sur une tombe dans le fond d’un cimetière, là où il fut éventuellement enterré. Ce serait une bonne fin pour Kivan Vatarie, un poétique moment de paix mérité pour cet homme troublé. Toutefois, permettez moi un moment pour vous dire, que ses récits du passé glorieux du royaume, les chronique d’hommes d’arme et les contes tragiques, toute ça, je vous comprend. Ses histoires sont palpitantes, mais je n’arrive pas à oublier Kivan Vatarie mort depuis plus d’un siècle, oublié dans un tonneau dans un coin sombre et froid, mépris pour de l’alcool au lieu d’une personne avec des rêves et un passé. Il y a une morale ici, à propos des mythes et de l’histoire, à de la manière qu’ils finissent par être falsifiés par la romance et le mystère, à propos de ses légendes que l’on se raconte à propos d'un tonneau en oubliant l’homme à l’intérieur.
Deodric Sarhl


Messages : 7
Date d'inscription : 13/04/2018


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Fragments oubliés Mer 18 Avr - 17:49
374

Vous ne connaissez pas Heigard, mais lui vous connaît. Il travail fort tout les jours et accompli ses tâches avec un efficacité frôlant le zèle. Heigard est un scribe dans les archive royale, chargé de compiler les census des différente régions en un unique massif volume que les officiels utilisent à titre de référence pour une multitude de tâches. Je ne vous ennuierai pas avec les détails techniques, mais suffit de dire que cet homme de lettre est chargé de mettre au propre les notes de l’armée d’administrateur qui collecte les centaine de millier de noms qui figure dans les pages du census. Tout le monde y trouve ça place, du fermier affamé jusqu’aux monarque de Rhyl. Nom, âge, occupation, lieu de résidence, revenue, antécédents criminel et autres informations digne d’attention.

Heigard est un excellent scribe, certain disent le meilleur. Il a même eu le plaisir de partager la table de la main du roi une fois, mais aujourd'hui, Heigard est malade. Aujourd’hui, l’homme qui connaît tout le monde ne veut pas être à son petit pupitre de bois dans l’archive du palais. Non, aujourd’hui, ce scribe si minutieux veut terminer son feuillet et retourner dans son lit. Et donc, il fait la chose la plus naturelle du monde, la seule chose qu’il ne doit jamais faire et, sans le vouloir, glisse une erreur au milieu de la page 374. Rien de gros, rien qui ne se remarque, rien qui ne se détecte. Aujourd’hui Heigard inverse deux noms, termine la page et va se coucher. Cette nuit là, disons seulement que c’est la meilleur nuit de sommeil qu’il a eu en plusieurs mois.

Trois semaines ou peut-être 2 mois plus tard, personne pose sa tête sur un autre genre d’oreiller: le bloque d’exécution. Il proteste, il crit, c’est sûr. La moitié des condamné à mort crient de la sorte et le bourreau à appris à ignorer leur histoires. Puis, d’un coup rapide qui tranche l’air, une vie s'éteint à jamais, la routine quotidienne pour l’homme maniant la hache. La même journée, un autre homme, lui sort de prison. Le capitaine de la prison ne comprenait pas pourquoi un meurtrier et violeur de femmes avait été libéré alors qu’un simple voleur de pain avait été condamné à mort, mais l’officier était malade aussi et son lit lui manquait, alors il n’a pas cherché plus loin.

Vous ne connaissez pas Heigard, mais lui, décide qui vous êtes.
Deodric Sarhl


Messages : 7
Date d'inscription : 13/04/2018


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Fragments oubliés Mer 18 Avr - 17:50
Au-dessus du monde - Survivants


Les pèlerins des montagnes avaient été là depuis pratiquement toujours. On continuait de les apercevoir de très loin, simple silhouette parmi les brumes des hauteurs de ce monde, à observer les hommes dans leur étrange demeure de bloque de pierre. Les hommes des clans avaient appris à vivre avec ses étranges créature si timide et certain avaient même commencé à les vénérer, voir même les craindre, et soyons honnête: n’auriez-vous pas un peu peur vous aussi si vous remarquiez qu’on vous observait de loin? Ne seriez vous pas un peu craintif si ses gens vivant à plusieurs centaines de mètres au-dessus de vous, là où personne ne se rendait jamais puisqu’on disait que les dieux étouffaient tous ceux qui avaient l’arrogance de tenter de s’approche un peu trop de leur palais céleste? Auriez-vous une début d'appréhension si un jour quelques braves, peut-être même feriez-vous vous partie du lot, si ses quelques courageuse âmes décidaient de gravir la montagne pour trouver les marcheurs des monts et qu’après cinq jour, votre troupe revienne sans n’avoir rien trouvé?

Puis, il y eu les Conquérants, qui eux, savaient que les hommes des clans étaient superstitieux. Ils n’avaient pas le temps à perdre avec les légendes des peuples barbares. Du moins, jusqu’à ce que leur propres officiels, leur propres soldats, leur propres nobles commencent eux aussi à apercevoir les pèlerins qui les observait. Oh, il firent ce que tout royaume aurait fait, ils envoyèrent des hommes fouiller la régions, puis d’autres et, finalement, encore d’autre: en vain.

Qui sont donc les pèlerins des montagnes? La légende dit, et j’avise la prudence, qu’il s’agit des premiers hommes à avoir habité le continent, il y a de cela plusieurs milliers d’années, terrifié par on ne sait quel cataclysme et qui, désespérer se serait réfugié au sommet de la machoir de Uus’Mahdur, les cinqs plus haut pics de Rhyl, espérant survivre à leur extinction. Leur culture était et est possiblement encore imperméable à notre compréhension. Pour eux le divin n’existe pas, ou pas sous la forme que nous l’envisageons. Les dieux, pour eux, sont les primordiaux de la création, capable de donner la vie et d’apporter la mort sans distinction. Prier un être si supérieur à eux leur semble absurde, un acte s’apparentant à une colonie de fourmis prêtant allégeance à un humain. Or, ils optèrent, lorsque face à leur annihilation, pour une stratégie bien unique: se faire oublier des entiers suprême de l’univers. Possédé par un zèle de survis inébranlable, les premiers hommes gravirent les plus hauts sommets et devinrent, après un nombres incalculable de morts, au fils des génération, les pèlerins des montagnes, nos cousins capable de survivre en fantôme là où aucun Conquérant ne trouve pas d’air et leur armes de siège ne se rendront jamais.



Note:
-Uus’Mahdur, le nom qui est donné aux cinq plus hautes montagne des terres sauvage dans ce texte, est la seule preuve tangible de l'existence des pèlerins des montagnes. Les seules paroles rapportées (bien que non confirmées), qui aurait été prononcé par l’un d’entre eux avant de s’évaporer sans laisser de trace. Le nom n’est pas en usage commun et fut placé dans ce texte uniquement par respect à la légende.


Dernière édition par Deodric Sarhl le Jeu 19 Avr - 23:57, édité 1 fois
Deodric Sarhl


Messages : 7
Date d'inscription : 13/04/2018


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Fragments oubliés Mer 18 Avr - 17:53
Hémorragie


Ce qui suit a été trouvé dans les archives du théâtre de la capitale. Nous ignorons qui en est l'auteur, et le style est maladroit ici et là, mais je n'arrive pas à me sortir son imagerie de la tête.

«Lève-toi et tiens toi fièrement, car tu es plus fort que tu le crois. Cette grande terreur qui a agrippé ton âme avec tant de férocité, cette déchirure du coeur qui ne fini pas de se faire sentir, c’est choses sont fugace bien que tu le le réalises pas encore. Ô toi, homme brave qui est partie au combat espérant trouver la gloire seulement pour découvrir les maux éternels de ton espèce, lève-toi et recommence à marcher. Cette boue dans laquelle tu patauges est la rouille qui gruge les os, mâche les tendons et dévore l’esprit, alors debout et escalade ce précipice dans lequel ont t’a poussé. Prend la roche d’une main ferme et remonte à la surface.

Les gouttes de ton essence tâchent la paroie, néanmoins tu ne dois pas t’arrêter, par peur de laisser derrière une coquille vide avec uniquement vapeur dans les veines et un trou dans l’être. Cette ombre au sommet, est-elle la source de toutes tes peines? Ne t’arrête pas pour penser, empoigne les crevaces et traîne ta misérable carcasse quelques mètres de plus. Monte et monte, petite créature esseulé, la chaleur est loin, tu as froid à l’âme, mais si tu ne t’arrête pas tu pourras presque la sentir sur ta peau, dans ton corps.

Les entends-tu, ces petites larmes empourprées qui éclatent si bas dans le ravin? Est-ce les tiennes, est-ce celle de ce profile ombragé plus haut? Combien t’en reste-il encore à pomper? Grimpe, allez, soulève ce pantin charnel. Tes muscles atrophiés crient à l’aide, or tu ne peux t’arrêter: plus maintenant. Si tu lèves les yeux, tu peux l’entrevoir à peine, cette lame diaphane qui commence à souder cette machine qui a une fuite. Tes poignes sont à vif, meurtrit par le baiser inflexible du roque aiguisé auquel tu agrippes.

Tu la vois, enfin, cette ombre funeste sur le bord du précipices, tu la reconnais cette bestioles carnassière, cette traîtrise vivante t'ayant fait basculer dans le néant. Les gouttes se font rares, mais toi tu dois oublier, continuer de te hisser, si tu ne veux pas glisser en bas. Que te passe-t-il par la tête, cette haine amoureuse qui fume au plus creux de ta tête, qui gratte à l’arrière de tes pensés, te fait-elle douter? Tu sais ce que tu dois faire: atteindre le sommet oui, mais tu sais ce qui doit suivre, ce qui doit être fait. Toi, tu ne veux pas, mais prend le bord, extirpe-toi de ce trou, lève-toi et tiens-toi fièrement, car tu es plus fort que tu ne le crois.

Prend lui la main pour une dernière fois, pour cette valse ultime. Danse, danse et tourne, prend sa main dans la tienne et, malgré les grincements de ton coeur à peine refermé, virevolte jusqu’au bord avec elle et lorsqu’elle glisse laisse là tomber.»
Deodric Sarhl


Messages : 7
Date d'inscription : 13/04/2018


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Fragments oubliés Sam 21 Avr - 0:03
Demi-mesures

Nikolaj Klemens Sarhl n’était pas un homme important, mais il n’était pas non plus une personne qui aimait les demi-mesures. Il avait passé sa vie adulte au service de la couronne, même si la tête sur laquelle elle reposait ignorait qui il était, et il s’était attelé à la moindre tâche qu’on lui confiait avec une efficacité parfois terrifiante. D’ailleur, son zèle était probablement la raison pourquoi il était encore un officiel relativement mineur, car les gens haut-placé n’ont pas tendance à apprécier qu’on leur fasse de l’ombre.

Un jour, le roi quitta ce monde, trop tôt selon certain, tandis que la vaste majorité des autres n’en avaient rien à battre tant que leur solde continuait d’être versée, et son remplaçant se mit en tête d’organiser un tournoi afin de célébrer le retour à la stabilité ou quelque chose du genre. Une liste exhaustive, pour ne pas dire autre chose, fut émise et une armée d’officiels fut chargés de faire préparer les diverses éléments de la célébration. Nikolaj ne reçu aucune tâche: il n’était qu’un petit maillon après tout, mais une idée commença à germer dans son esprit, le genre d’idée qui fait de vous un génie ou un fou selon comment on l’interprète.

Et donc, à 39 ans, Nikolaj se mit en tête de faire sa marque. Mais, il n’était pas le genre d’homme à faire des demi-mesures, alors il fit ce que toute personne sensée aurait fait et fabriqua un énorme fromage. Ça lui pris un certain temps, mais éventuellement, une roue de 2 mètres de haut et d’un poids à la démence hors de propos fut chargé sur une charrette construite sur mesure. Une trente de chevaux au moins furent nécessaire pour tirer le fromage jusqu’à la capitale, mais, Nikolaj arriva juste à temps pour présenter sa création au roi qui aurait pu refuser le cadeau, mais ce ne fut pas le cas. Harold III était un roi populiste après tout. Populiste dans le sens du peuple noble, mais Nikolaj était un membre de l’aristocratie, alors quand il offrit son cadeau, ce bon vieux Harold se dit probablement: «Ah génial, du fromage gratuit.» et partagea le mastodonte avec sa famille et le gratin du royaume. Puis, le tournoi se termina et le roi fut laissé dernière avec une saleté de gros fromage.

Il est dit que par une journée ensoleillée, on pouvait le sentir dans la brise partout en Valcoeur. La main du roi à l’époque aurait même décrit ainsi la chose: «Une monstruosité titanesque à l’arôme maléfique.», mais il n’y avait rien à faire puisque l’autorité suprême avait décidé de faire entreposer le mammouth laitier dans le grenier du château en attendant la prochaine occasion digne d’une telle collation. Heureusement pour les citoyens de la capitale, je dois mentionner qu'il ne fit pas long feu, le fromage, car quand vous êtes le roi, vous avez plusieurs occasions de vous la péter en sortant une roue à moitié dévoré par les larbins et les invités de marque.

Quant à Nikolaj, lui, était retourné à ses fonctions et on se souvient encore de lui comme étant le père ce sordide spécimen alimentaire aux effluves cadavériques. Il reprit ses fonctions et eu une vie longue et relativement agréable entre les quelques commentaires moqueurs ici et là. Bien sûr, nous ignorons le nom de ses collègue aujourd'hui, mais c’est un détail qui lui échappa pour des raisons évidentes.
Deodric Sarhl


Messages : 7
Date d'inscription : 13/04/2018


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Fragments oubliés Sam 21 Avr - 14:29
La petite illusion


Ana vivait dans un petit coin reculé du monde, un endroit où l’herbe semblait un peu plus verte qu’ailleur et où on avait l’impression que le soleil brillait juste légèrement plus. Elle y passait ses journée à étudier et réinventer le monde, mais personne ne se souvient de cette partie-là, puisque tout le monde se rappel de l’herbe et du soleil et des fleurs aussi. Cette jeune femme donc, passait le plus clair de son temps à tenter de comprendre cet univers qui est nôtre et il ne serait pas déplacé de dire qu’elle était une génie à ça façon.

Ana, adorait les pommes, avait un nombres impressionnant d’animaux et s’était tatoué de la tête aux pied de formules magiques, mais les fruits sont bon pour la santé, les animaux de compagnie sont communs et elle était une magicienne un peu étrange, alors personne ne se rappel de ce genre de détails. Elle est née, trop tôt et trop tard, coincée entre un passé qui lui manquait et un futur qui la terrifiait, relégué à une vie d’épouvante nostalgique peut-être, car Ana avait des yeux uniques, une pair de mirettes d’une sinople à couper le souffle, capable de voir les choses en des teintes que personne ne verra jamais.

La magie était un art qu’elle maîtrisait singulièrement, comme si l’arcanisme avait été créé juste pour elle, avec ses yeux verdoyant et sa tapisserie sur la peau. Les secrets cachés se déroulaient devant elle et plus elle découvrait, plus elle devenait triste. Après tout, la magie était faite pour elle, mais elle n’était pas fait pour la magie, avec ce petit coeur fragile et cette crinière rouge qui avait réellement l’aspect de flammes dansant glorieusement dans la brise lorsqu’elle marchait. Mais, personne ne se souvient de ce coeur déchiré par la sorcellerie qu’elle aimait de tout son être, même si celle-ci tentait de la tuer régulièrement.

Ana, donc, possédait un talent exceptionnel pour la magie, malgré que l'on pouvait rarement la surprendre à conjurer quoi que ce soit. Elle n’était pas ce genre de magicienne après tout, pas le genre à toujours porter un grand chapeau pointu et de longues robes amples, mais ça c’est un stéréotype alors rien de surprenant ici. Ce qui est surprenant c'est que avec tout son talent, malgré sa capacité à déformer la réalité à volonté et sa prédisposition à la colère, puisqu’il faut l’avouer, elle n’était pas exactement patiente ou sympathique parfois, malgré tout ça, donc, Ana n’avait jamais rejoint l’armée ou une académie prestigieuse. Les gens se souviennent de cette partie-là au moins, car on le lui reprochait souvent: de gaspiller ce talent.

Puis, un jour, un étranger cogna à sa porte, demandant un peu d’eau pour l’aider dans sa marche entre ici et là. La jeune femme lui offrit volontiers et l’homme demanda s’il pouvait s’arrêter à nouveau à son retour, ce que la rouquine accepta sans hésiter et quelques temps plus tard, il revint effectivement pour un verre d’eau et après les deux ne se virent plus jamais, même si lui se souviendrait de l’herbe et du soleil et des fleurs et du grand pommiers pour un moment. C’était ainsi pour elle, les gens passait, s'imprégnant de ce qui l’entourait en omettant de lui réserver un petit coin bien à elle dans un petit coin reculé de leur esprit.

Ce qui suit, est la fin qu’elle voulait, même si ce n’est pas celle qui j’aurais choisi. Mais bon, je ne suis pas l’auteur de cette histoire, seulement celui qui la raconte à nouveau. Ce petit coin de paradis perdu, et bien, il est perdu maintenant. Analiese Sarhl s'enlèva la vie quelques temps après la visite de l’étrange homme, et aujourd'hui l’herbe ne pousse plus là-bas, le soleil semble moins ensoleillé, les fleurs sont mortes et le pommier ne donne plus de fruit. Et j’aimerais prendre un minute ici, ou un peu de place sur cette page, pour dire que l’étranger qui passa à sa porte n’est probablement pas responsable de cette tragédie. Il n'était qu’un étranger parmi tant d’autres qui passa dans cette partie du monde et tomba amoureux du décors façonné par cette arcaniste de talent, qui décida de créer au lieu de détruire, parce qu’elle voyais les choses différemment ou parce qu’elle prenait plaisir à rendre son existence fade en comparaison à ses grandes illusions. Par contre, moi, je suis des rares qui se souviennent de cette petite créature au yeux rieurs, au sourire mesquin et aux cheveux d’émeraude. Je me rappel l’herbe et le soleil et les fleurs et le pommier et tout le reste, mais je me souviens de cette étrange animal moitié hiboux, moitié renard, qui avait béni cette petite clairière et maintenant hante un coin de mon esprit.
Deodric Sarhl


Messages : 7
Date d'inscription : 13/04/2018


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Fragments oubliés
Contenu sponsorisé




 
Fragments oubliés
Revenir en haut 
Page 1 sur 1